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Un site non-officiel créé par des veilleurs et des sentinelles pour témoigner


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Avis d’expulsion à Reims

Deux représentants de la Nuit Debout sont venus pour nous indiquer qu’il fallait dorénavant dégager la place royale ; que ce n’était plus notre place ; que les veilleurs représentants de l’intolérance n’avaient plus rien à faire là …

Ils ont cherché à interrompre ma lecture d’un passage du livre de Chantal DELSOL « la haine du monde ». Ce passage évoquait les deux dimensions d’une société totalitaire : l’hyper individualisme post humanité et le holisme de la société communiste …

C’est bien l’extrême gauche qui a cherché à nous expulser de la place comptant ainsi perturber notre prochain rendez-vous où nous fêterons notre troisième année de veille sans discontinuer.

Eric, Veilleur à Reims


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Veillée en hommage aux victimes

Le 24 novembre 2015, les veilleurs parisiens se sont réunis place de la République pour rendre hommage aux victimes des attentats ayant endeuillé Paris. Lors de cette veillée, comme pour toutes les autres, des textes ont été lus, des groupes sont venus chanter et de la musique a été jouée. Les veilleurs ont observé deux minutes : une pour les morts, et une autre pour les vivants. Au moment de conclure cette veillée, le professeur Jean-Marie Salamito a proposé aux veilleurs le texte que nous publions ici.

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Neuf pistes de réflexions (ou neuf conseils) pour vivre (ou affronter) le temps présent.

Voici juste quelques pistes de réflexion, en forme de conseils ou d’exhortations. Chacune, chacun de nous y puisera librement de quoi nourrir sa propre méditation, son propre chemin.

Un. Respectons (vraiment) nos morts.

Considérons nos morts comme ce qu’ils sont : des personnes, pas des symboles ni des justifications de nos postures. Acceptons que ces personnes nous manquent, et ne cherchons pas à combler ce manque autrement que par la fidélité du souvenir. Ne laissons pas ce moment se refermer comme une simple parenthèse. Gardons mémoire, et essayons d’honorer les personnes qui nous manquent, en posant des actes d’une certaine valeur, d’une certaine grandeur.

Deux. Acceptons le principe de réalité.

« Ça » n’arrive pas qu’aux autres, aux pauvres, aux pays lointains. Nous ne sommes pas le centre du monde. Ce qui nous frappe est très dur, mais pas plus scandaleux que ce qui arrive à d’autres peuples. Ne nous réfugions pas dans un déni de réalité. Ne cherchons pas à nous faire croire à nous-mêmes que tout pourrait redevenir « comme avant ». Acceptons que ce soit la fin de la société du caprice. Saisissons cette occasion de sortir de l’ultra-individualisme et du consumérisme extrême. Ces derniers jours, nous avons vu surgir des gestes de solidarité. Certains liens sociaux existent encore. Le patriotisme est toujours vivant. C’est un début. Nous avons un défi à relever.

Trois. Sachons raison garder.

Face à l’horreur, il est normal que nous ressentions un choc. Face à la perte d’êtres chers, notre douleur est légitime, justifiée, saine. Seulement, pour répondre à la violence, il nous faut de l’intelligence. La colère est mauvaise conseillère, et la haine multiplie les risques d’erreur. La première chose à faire, pour chacune et chacun de nous, c’est de chasser de soi-même les germes de colère et de haine. Et la deuxième chose, c’est un effort quotidien d’information et de réflexion, pour que nous puissions prendre nos responsabilités en connaissance de cause.

Quatre. Soyons attentifs à la complexité du réel.

Prenons garde aux slogans. Méfions-nous de toutes les simplifications. Ne croyons pas pouvoir réfléchir avec des idées tellement générales et lisses qu’elles seront sans rapport avec la rugueuse réalité. Sachons distinguer les temps et les lieux. Sachons analyser les situations avec un minimum de finesse. Soyons attentifs à la variété des personnes. Par exemple, les religions ne sont pas monolithiques. Les croyants sont divers. L’histoire de chaque religion est pleine de contradictions. Ne prenons pas les alliés pour des ennemis. Ne nous trompons pas d’adversaire. Les chrétiens savent – en principe – que ceux qui ne sont pas contre eux sont avec eux.

Cinq. Sachons pour quoi nous nous battons.

Nous ne nous battons pas pour « le gai Paris ». Nous ne nous battons pas pour préserver des clichés à destination des touristes. Nous ne nous battons pas non plus pour les dérives de notre société. Nous ne signons pas à notre société un chèque en blanc, et surtout pas en signant avec le sang des autres. Ce qui se passe, ce n’est pas le combat des jouisseurs contre les frustrés. Ce n’est pas non plus un « choc de civilisations ». Quelques milliers de brigands sanguinaires et libidineux, ça ne donne ni un État ni une civilisation. Ce n’est pas non plus une guerre de religions. Les religions sont infiniment plus complexes que ceux qui s’en servent pour maquiller leurs pulsions. Alors, battons-nous pour des choses fondamentales et universelles. Pour vivre, tout simplement, et pour vivre dans la paix, la liberté et la justice.

Six. Faisons un bon usage de la mémoire et de la culture.

La mémoire n’est pas un miroir, la culture n’est pas un culte. La mémoire et la culture nous serviront à ne pas devenir idiots, à ne pas rester prisonniers de notre époque. Ne soyons ni dans l’idolâtrie du présent ni dans la nostalgie du passé. Voyageons intellectuellement à travers le temps. Trouvons dans notre passé des grandeurs à imiter, des modèles d’intelligence et de courage, des exemples qui nous hissent vers le haut ; mais n’oublions pas qu’il nous faudra transposer et innover. L’histoire ne recommence pas. Nous ne rejouerons pas des scénarios anciens.

Sept. Pensons en termes de fidélité plutôt que d’identité.

Ne soyons pas dupes de la notion d’identité. N’imaginons pas une identité figée, fixée une fois pour toutes.Ne momifions surtout pas la France. N’oublions pas que la France est vivante, et qu’il n’y a aucune raison pour qu’elle sorte de l’histoire. Nous ne voulons pas vivoter dans un pays-musée. La question n’est pas « Qui sommes-nous ? ». Car nous devons agir, et nous n’avons pas le temps de nous regarder dans la glace. Les bonnes questions à nous poser à nous-mêmes, c’est plutôt « Sommes-nous fidèles à celles et ceux qui nous ont aidés et nous aident à vivre ? sommes-nous fidèles à tout ce que nous avons reçu de bon, de grand, de vrai, de beau ? ». L’identité nous sera donnée par surcroît : ce sera notre manière française de mettre en pratique des valeurs universelles.

Huit. Faisons (tout simplement) notre devoir jour après jour.

Nous sommes bien contents d’avoir des pompiers qui font leur travail, des hôpitaux qui fonctionnent, des forces de l’ordre capables d’être efficaces, des militaires qui croient encore à ce qu’ils font. Chaque personne contribue à former une société « qui marche ». Plus nous serons une société qui « fonctionne », plus nous serons capables de résister collectivement au terrorisme. Aux plus jeunes, aux étudiants je dis tout spécialement : forgez-vous des compétences, développez votre intelligence. Tout ce que vous aurez appris, vous aidera à vivre. Tout ce que vous aurez acquis avec méthode, pourra vous servir dans l’urgence. On affronte le danger avec tout ce que l’on est.

Neuf. Gardons la joie.

J’ai déjà dit que nous ne nous battons pas pour l’« hédonisme ». Le réconfort se passe du confort. La joie existe même dans les épreuves. En février, alors que je faisais des conférences en Côte d’Ivoire, mes amis ivoiriens, un soir, m’ont fait un grand cadeau. Mes amis ivoiriens de la Communauté Sant’Egidio m’ont emmené avec eux dans les quartiers les plus pauvres d’Abidjan et même dans le bidonville de Boribana. Là, j’ai rencontré des personnes qui me souriaient et m’accueillaient tout simplement comme une personne. J’ai vu de la misère dans les ruelles, mais de la joie et de la dignité dans les personnes. Aimons la vie, même si notre sentiment de sécurité diminue. Goûtons chaque instant. Pensons à ce que Hannah Arendt appelle « le bonheur élémentaire qui vient du simple fait d’être vivant ».

Aveu final.

J’ai le devoir de terminer par un aveu : selon toute vraisemblance, ce qui précède n’est pas humainement réalisable.

Je demande très sincèrement pardon à ceux qui me font l’amitié de m’écouter et qui ne sont pas chrétiens. Je dois leur avouer que je suis chrétien, et que, si je ne l’étais pas, je n’aurais pas été fichu de dire ce que je viens de dire. Je n’ai pas de leçon à donner, je n’ai pas d’« identité » à défendre, je n’ai pas de « communauté » à promouvoir, je n’ai rien à vendre.

Je dis simplement que ce que j’ai reçu, je ne le méritais pas – et que, donc, c’est pour tout le monde.

Les forces que les chrétiens reçoivent de leur Seigneur, ils ne peuvent pas faire croire qu’elles viendraient d’eux-mêmes. Vis-à-vis de ceux qui ne sont pas chrétiens, c’est là leur devoir de vérité et de respect. En quelques minutes de parole dans le froid, le moins qu’on puisse faire, c’est d’essayer de dire la vérité.

Jean-Marie Salamito


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Empêcher que le monde se défasse

J’avais 15 ans lorsque les débats sur le mariage pour tous ont commencé à enflammer les Français. Aujourd’hui j’en ai 18. Bien que 3 ans se soient écoulés, ma détermination est toujours croissante.

A l’été 2012, je m’intéressais peu à ce sujet, je n’ai d’ailleurs pas fait les premières manifestations en novembre. J’étais, comme beaucoup fondamentalement contre, mais je ne savais pas trop pourquoi. Petit à Petit, voyant le nombre important de manifestants, j’ai commencé à m’intéresser à ce sujet sensible, je commençais à débattre avec mes camarades, mais j’avais alors très peu d’arguments à opposer. En Février 2013, j’ai fait ma première manifestation, avant d’enchaîner sur le 24 Mars, et puis les manifestations sont devenues régulières pour moi. J’avais enfin l’impression de jouer un rôle sur la scène publique.

Puis un nouveau mouvement est né : Les Veilleurs. Il appelle à l’unité au milieu d’une tempête qui déchire la France. Ce mouvement de pensée qui ne demande alors rien d’autre que le dialogue bouscule le débat. J’ai donc commencé à participer à des Veillées. Celles-ci, fondées sur l’écoute d’autrui, m’ont permis de comprendre l’importance de cette mobilisation. Les Veilleurs ont permis de concrétiser un réveil des consciences. Découvrant l’importance de la culture, j’ai commencé à lire de la littérature classique, un acte anodin, mais qui peut être vu comme un réel acte de résistance dans un monde appauvri de sens et d’idées. Afin de défendre cette culture, je participe parfois à des actions avec les Gavroches qui, comme les veilleurs, font aimer et unissent les Français autour de leur héritage. Grâce à cela, je débattais quotidiennement avec de véritables arguments. Je suis ainsi devenu un militant actif de la Famille, de l’Enfant, et de la Vie, bref, un animal politique…

Peu après, les Sentinelles sont nées suites aux fortes répressions policières subies par La Manif Pour Tous et Les Veilleurs. J’ai rapidement voulu participer à leurs actions. Pourtant rien de réjouissant. Se tenir debout à lire, pendant 2 heures, qui aurait cru que ça intéresserait un élève de 16 ans ? Loin de l’attractivité scolaire vantée par le gouvernement… Or dans ce monde qui prône la rapidité, l’efficacité et la productivité, se poser devient un acte d’insurrection. Quoi de plus attirant pour un jeune lycéen ?

Aujourd’hui beaucoup, même de notre propre camp, nous disent que cela ne sert à rien, que l’on n’abrogera pas la loi ouvrant le « mariage » aux couples de même sexe, ils continuent sans trop savoir pourquoi.

Ceux-là n’ont pas compris l’enjeu de notre combat. Les Veilleurs, ainsi que les Sentinelles ont montré qu’il ne s’agissait pas seulement des autres, mais aussi de nous-même. Comment pourrions-nous prétendre défendre ce qui fait l’Homme, si nous n’apprenons pas nous-même à penser humainement? La meilleure arme contre le mariage pour tous est la Pensée, sans elle nos arguments tombent. Les Veilleurs savent porter cette pensée, et la faire partager aux autres.

Je veille à ce que cette pensée ne se défasse pas.

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse . »
Albert Camus

Ce 24 Juin, après ma dernière épreuve du bac, je retournerai place Vendôme afin d’éviter que le monde se défasse.

Dimitri

 

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Empêcher que le monde se défasse de Dimitri est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.


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Premier anniversaire de la « rafle » de la Place Vendôme

Ce 9 avril 2014, plus de 20 personnes ont été déplacées puis “encagées” de force par des gendarmes pendant plus de quatre heures Place Vendôme… pour rien !

Comment avons-nous pu en arriver là ?

Vers 18h30, une vingtaine de sentinelles se sont placées devant le ministère de la justice : espacées, statiques, immobiles, paisibles, méditatives, inactives…

Très vite sont arrivés des policiers en civils et des gendarmes en tenue d’intervention, dirigés par un jeune commissaire.

Il s’est adressé un peu gêné à quelques une de ces personnes pour leur demander de se déplacer de l’autre coté de la place. Sûrs de leur bon droit, la plupart ont refusé.

A ce moment là, les talkies-walkies en liaison avec les plus hautes instances ont commencé à chauffer : ordre, contre-ordre, contre-contre-ordre…

Finalement, après une demi-heure, une décision semble avoir été prise. Les “délinquants” sont alors escortés, transportés, tirés ou traînés à l’endroit où ils ne voulaient pas aller, à l’intérieur d’un barriérage.

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Les emprisonnés ont alors demandés aux gendarmes qui protégeaient le dispositif pourquoi on les retenait de force, étaient-ils en garde à vue, quel était leur statut … pour seule réponse ils ont eu des sourires crispés et gênés.

Des touristes effarés se demandaient quel crime ils avaient pu commettre pour se retrouver dans cette “prison” improvisée.

L’atmosphère très particulière de la situation n’est sans doute pas étrangère à l’évanouissement d’une jeune femme. Les pompiers sont alors intervenus et le commissaire, généreux le temps d’une nanoseconde, a accepté qu’elle soit évacuée.

Par la suite, un avocat, appelé, est arrivé sur place et s’est entretenu avec le commissaire. Grâce à son intervention, le commissaire a donné l’ordre de vider la cage petit à petit, le temps de raccompagner un par un les encagés sous bonne escorte au métro le plus proche.

Le dernier a été libéré vers 1 h du matin.

A aucun moment, les forces de l’ordre ont demandé aux personnes présentes ce jour là de décliner leur identité. Aucune des sentinelles n’a été mise en garde à vue ou amenée au commissariat. C’est donc dans ces circonstances qu’une dizaine de plaintes ont été déposées auprès de l’Inspection Générale de la Police Nationale et que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris a décidé de diligenter une enquête préliminaire pour les faits d’atteinte à la liberté individuelle commis le 9 avril 2014 à Paris 1er.

Bavaria

PM : Rafle (définition Wikipédia) : “Une rafle est une opération policière d’interpellation et d’arrestation de masse de personnes prises au hasard sur la voie publique ou visant une population particulière. Pour garantir le succès de l’opération, les organisateurs comptent particulièrement sur l’effet de surprise afin de limiter au maximum les possibilités d’y échapper. Sur le plan légal, la rafle est d’ordre administratif et placée sous le contrôle de l’autorité politique”.

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Premier anninversaire de la « Rafle » de la Place Vendôme de Bavaria est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.


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Jusqu’à quand nous allons rester là ?

Mesdames et Messieurs nos dirigeants, vraiment, vous vous demandez : « Jusqu’à quand nous allons rester là en travers de votre route » ?   Le simple fait que vous vous posiez cette question illustre bien la différence de perception que nous avons de la situation ! Pourquoi et d’où vient une telle incompréhension ? « Jusqu’à quand allez-vous rester là ? » Nous demandez-vous d’un ton hautain, dans un refus du dialogue et un parfait mépris. La réponse, c’est vous qui la détenez, demandez-vous plutôt avec sincérité « Pourquoi nous sommes là ».

Place Vendôme

Place Vendôme

La question serait-elle interdite ? Peut-être n’effleure-t-elle-même pas votre esprit ? Vous vous êtes en effet auto-attribué pour mission de changer l’humanité, et aucune remise en question de vos décisions n’est envisageable. De quel orgueil vous êtes-vous nourris, pourquoi tant de dégout pour ce Pays et son passé, si vite et injustement qualifié de rance et rassis, qui vous a pourtant permis à tous quel que soit votre parcours personnel, votre propre histoire et celle de ceux qui vous ont précédés, d’accéder aux fonctions et postes honorables qui sont ou ont été les vôtres ! Quelle honnêteté, quelle reconnaissance, quelle générosité, quelle bonté, quelle ouverture d’esprit que de vouloir priver sciemment ses propres enfants, de tout ce que notre beau et généreux pays de France avait laborieusement construit siècles après siècles et offert à ses enfants, à tous ses enfants, d’où qu’ils viennent et où qu’ils soient, pour leur permettre de trouver leur place dans notre monde. Cette chance il vous l’a et nous l’a donnée à tous de nous élever, de nous dépasser pour nos frères et notre civilisation, que nous ayons été « de souche » ou fraichement enracinés ! (ce qui soit dit en passant n’est pas un critère déterminant dans la beauté et la qualité de l’arbre !) Pourquoi ce mépris et ce refus du dialogue ? Non il est utopique de croire qu’un jour un monde peuplé d’êtres humains indifférenciés, identiques en tout puisse exister, il serait d’ailleurs purement invivable, c’est la diversité, la variété, la complémentarité et la tolérance envers tout être différent ou non de soi qui fait la richesse et la beauté de notre monde. Et il y a encore tant à faire ensemble et non les uns contre les autres pour faire progresser ce respect indispensable et encore bien insuffisant ! Pourquoi avoir imaginé, forgé, construit de toute pièces une réponse de circonstance dont les médias ont assuré la diffusion avec un zèle incroyable, nous ne serions que cathos attardés, racistes et homophobes ! Tout est dit, circulez il n’y a rien à voir !!! La caricature est tellement inadéquate et démesurée que beaucoup d’entre nous n’ont même pas cru bon d’essayer de réagir, mais c’est tellement faux et infondé que ç’en est abject et pour le moins indigne de vos fonctions. Et quand bien même nous imaginerions que vous le croyiez, prétendriez-vous sérieusement un seul instant posséder la lumière qui nous sortirait de notre supposée obscurité ? Au-delà des slogans creux et des expressions vidées de leur sens qu’avez-vous à proposer qui transcende tous les clivages ? Alors oui bien sûr nous sommes là et sans doute pour longtemps, puisqu’il va falloir attendre que la façade se lézarde pour laisser apparaitre la vérité qu’elle parvient encore partiellement à cacher aujourd’hui, et qui est la véritable réponse au pourquoi de notre présence face à vous ! Mais sachez le bien, l’épreuve du temps ne fait jamais peur à l’expression de la vérité ! Réfléchissez honnêtement quelques secondes, au contenu du programme proposé en remplacement de siècles de sagesse, d’apprentissages et de progrès que vous voulez imposer à nos jeunes, que dis-je, par lequel vous voulez prendre le contrôle de leur conscience et formater leur esprit en construction dès le plus jeune âge ! Et quelle brutalité dans la méthode à laquelle vous vous attachez avec autant de véhémence, il faut en effet des résultats et vite, alors on exclut, on arrache, on déconstruit, on isole on instrumentalise … La vérité n’a jamais besoin de telles ruses et artifices vous le savez bien, l’Histoire regorge justement d’exemples peu glorieux pour ceux qui ont prétendu suivre un tel chemin (Mais j’oubliais, cette Histoire de France, vous la maudissez tout autant que ce que nous représentons à vos yeux, puisqu’il vous faut tuer dans l’œuf toutes références, tous modèles et tous ces personnages héroïques qui ont construit notre civilisation)! Honte au passé, l’avenir que vous avez imaginé pour nous sera radieux ! Nous serions ce peuple ingrat qui refuse de s’agenouiller devant ses nouveaux dieux ! Nous sommes là justement parce que nous voulons vous empêcher de précipiter notre civilisation à sa perte, c’est bien le moins que nous puissions faire ! Nous voulons que notre monde ait autre chose à proposer à tous nos jeunes déboussolés par le vide abyssal que vous offrez à leur conscience et à leur quête d’absolu, que de sombrer dans les addictions, l’autodestruction la radicalisation idéologique par la promesse mensongère d’un idéal glorieux, que seul un esprit vidé de tout réalisme critique a pu accréditer. Nous voulons que vous arrêtiez d’agir avec une telle violence, que vous reveniez, à la raison et au dialogue. La brutalité de vos propos, recouverte d’une montagne de fausses bonnes intentions ne dupe plus que vous et a réveillé de nombreuses consciences trop longtemps passives et endormies. Gageons que ces consciences ne sont pas prêtes à se rendormir, même si vous daigniez nous écouter enfin, ce que nous espérons vraiment, car contrairement à ce que vous prétendez et répandez, ce n’est pas la haine qui anime notre action, même quand, par manque d’arguments sérieux, vous la déversez sur nous à profusion, et certains s’y laissent entrainer en retour. Vous trouverez alors pour longtemps encore des sentinelles et des veilleurs sur votre route pour vous rappeler à votre devoir de bon sens, d’écoute et de partage qu’exige votre fonction, et pour contrer de nouvelles dérives ! Nous avons choisi la non-violence pour répondre à votre violence verbale et répressive, violence inqualifiable que des médias aveugles, sourds et muets semblent ne même pas percevoir, ce qui ne les disculpe pas plus que vous de leur responsabilité, la recherche véritable du bien commun mérite pour le moins qu’on lui offre notre constance, notre espérance, notre persévérance et notre patience, voilà POURKOIJEVEILLE, alors à vous de décider jusqu’à quand il sera nécessaire que je le fasse ! Jean-Cyrille, Veilleur à Bourges. Licence Creative Commons Jusqu’à quand nous allons rester là ? de Jean-Cyrille est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.


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Tout juste 1 an !

Le 28 février 2014, Pourkoijeveille était lancé avec pour ambition de publier des témoignages de ceux qui veillent. Des veilleurs et des sentinelles ont répondu présent, nous ont transmis leurs textes que nous avons pour la plupart publiés. Une quarantaine en tout, présentant de grandes diversités : celui-ci est vindicatif, celui-là joue dans une tonalité plus émotionnelle, certains taquinent les muses, d’autres sont beaucoup plus factuels, moins attachés à la forme, quelques uns partagent des bribes de textes d’auteurs qui éclairent leur engagement personnel, ou revisitent notre hymne national. A la relecture de ces lignes publiées, aucun de ces textes n’est fade, tous sont sincères. Ces témoignages, anonymes pour la plupart, même s’ils sont univoques, enrichissent la communauté que nous formons en permettant un partage de ces raisons qui nous ont fait nous asseoir ou nous lever, et de ces veilles qui nous ont personnellement changés.

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Ces derniers temps, le rythme des publications s’est ralenti. Moins de textes nous ont été proposés. Les statistiques de fréquentation du site ont fléchi. Notre disponibilité était moindre. Pourtant, nous avons la certitude que tout n’a pas été écrit, que d’autres veilleurs, d’autres sentinelles ainsi que des mères veilleuses peuvent apporter leur pierre à ce petit édifice. Nous souhaitons poursuivre la publication de ces récits, de ces introspections, de ces réflexions, de ces poèmes. Peut-être qu’avec plus de recul qu’avant, nous devrions tous nous interroger nous même, et partager ensemble le fruit de nos réflexions. Veiller n’a de sens que dans l’espace public où nous témoignons de façon visible de notre engagement. Le faire sur la toile n’est pas moins utile au monde.

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La petite équipe éditoriale que nous sommes ne peut rien toute seule. Si vous pensez comme nous que ce site ne doit pas cesser de publier des témoignages, il vous appartient de le faire vivre :
– en nous faisant parvenir vos témoignages ;
– en faisant connaître autour de vous pourkoijeveille et ses publications ;
– en commentant ses articles.

Souffler sur une bougie, c’est aussi éteindre sa lumière, et il n’en est pas question. La veille continue !

L’équipe éditoriale

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Je veille parce que je suis papa !

Je Veille :

Avant tout, je veille parce que je suis papa !
Cela m’a rendu responsable. Responsable de mon fils, donc de sa mère…. puis de mes voisins…
Mais qui étais-je pour être responsable de mes voisins ?
Je n’étais qu’un simple baptisé.
Justement, par mon Baptême, j’étais roi… C’est à ce titre, déjà que j’organisai déjà la fête des voisins depuis 10 ans !… Que j’étais syndicaliste…
Par mon baptême, je suis prophète. Cela me donne la responsabilité de lire dans le présent, les dangers de demain; d’annoncer l’Amour véritable.
Par mon baptême, je suis prêtre ! Cela m’oblige combattre la désunion; à relier les hommes et les femmes entre eux. Pour les relier à Dieu…
C’est pourquoi je me suis remis à la philo pour animer les veillées à Sartrouville, Chatou, Houilles, Maison-Lafitte puis Le Vesinet…
C’est pourquoi, chaque vendredi depuis cet été, j’ai annoncé que nous désirions ouvrir une agora devant la gare de Sartrouville !
Chaque vendredi, j’ai demandé aux passants de réfléchir par eux même !
Chaque vendredi, j’ai demandé aux passants de toujours choisir la vie et de toujours rejeter la mort !
Puis à chacun d’eux, j’ai répondu à leurs questions… Je les ai écouté, cherchant plus à les comprendre qu’à leur répondre. Je leur ai montré combien la méconnaissance de l’histoire les induisait en erreur et combien c’était douloureux.
Puis je leur ai offert une bougie…
Puis je retournais à la veillée… Disponible…
Même si nos veillées s’arrêtent, je resterai #Veilleur car je scruterai le coeur de mes frères avec l’espérance d’y voir fleurir l’Amour… Et je sèmerais des sourires et de l’Amour avec l’espérance qu’ils germeront !
Je resterai #Veilleur car je continuerais d’attendre la parousie !
Je vous reste uni dans la prière
Fraternellement
Laurent
@Lambuet

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