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Un site non-officiel créé par des veilleurs et des sentinelles pour témoigner

Historique

Mai 2012

Avec 51,56% des suffrages exprimés, François Hollande est élu président de la république française. Son programme contient 60 propositions dont la proposition n°31 qui stipule « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels ».

L’écart entre François Hollande et son concurrent, le président sortant Nicolas Sarkozy est de 1 million de voix. 2 millions de suffrages sont blancs ou nuls. 20% des électeurs ne se sont pas déplacés.

C’est drapé de cette fragile légitimité électorale que le nouveau gouvernement souhaite modifier unilatéralement les règles de la filiation en France.

Juin 2012

Les élections législatives donnent au président Hollande une majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Avec la majorité au Sénat, les socialistes contrôlent le Parlement.

Août 2012

Le 15 août, pour la fête de l’Assomption, Monseigneur André Vingt-Trois, cardinal-archevêque de Paris, demande à toutes les paroisses de prier particulièrement pour la famille. Cet appel suscite les critiques de nombreuses personnalités de gauche qui y voient un appel à s’opposer aux projets du gouvernement sur la famille.

Septembre 2012

Le 5 septembre, une réunion rassemble les représentants de plus de 50 associations opposées au projet de « mariage pour tous ». Parmi elles, des associations chrétiennes de toutes tendances, mais également des homosexuels, des personnes de gauche, des élus, des juristes, des associations d’adoptés et d’adoptants, des musulmans et des juifs. Tous sont d’accord pour coordonner leurs actions.

Quelques heures plus tard l’une d’elles, Civitas, association proche des milieux lefebvristes et d’ultra-droite, décide unilatéralement d’appeler à manifester le 18 novembre 2012 à Paris.

Pour ne pas laisser le débat à des associations intégristes et extrémistes les autres associations décident, sous l’impulsion de Frigide Barjot, de créer La Manif Pour Tous et d’appeler à manifester le 17 novembre.

Octobre 2012

L’association Alliance VITA, membre du collectif La Manif Pour Tous, organise le mardi 23 octobre un happening régional pour alerter les Français sur les dangers que représente le projet de loi sur le mariage gay pour les enfants : « Un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants ». Cette manifestation en semaine, entre 12h et 14h, parvient à mobiliser simultanément dans 75 villes de France plusieurs milliers de personnes. A La Défense, le journal Libération relève le chiffre de 4000 personnes (source préfecture de police).

Novembre 2012

Le 17 novembre, la première manifestation organisée par le collectif La Manif Pour Tous dépasse toutes les espérances des organisateurs : plus de 200 000 personnes ont fait le déplacement à Paris pour manifester (70 000 selon la police). Dans le même temps 27 000 ont défilé à Lyon (22 000 selon la police).

Après le succès de la mobilisation d’Alliance VITA le mois précédent, cette manifestation démontre la volonté d’un grand nombre de Français, de faire entendre leur voix sur la question.

Autre succès de La Manif Pour Tous : elle se démarque des milieux intégristes de Civitas qui ne réussit à mobiliser le lendemain que quelques milliers de personnes. Aconfessionnelle, non-partisane, pacifique, familiale… La Manif Pour Tous, grâce aux choix de communication de Frigide Barjot, parvient à faire accepter un débat dans l’opinion. Le gouvernement ne réagit pas.

Le 20 novembre, devant les maires de France réunis en congrès, François Hollande leur promet une clause de conscience. Immédiatement, les associations LGBT expriment leur colère et sont reçues par le président qui retire son propos.

Malgré les demandes de La Manif Pour Tous, la présidence refuse de les rencontrer.

Décembre 2012

De nouvelles manifestations régionales sont organisées par Alliance VITA.

Le 16 décembre une manifestation de soutien au projet de loi réunit 60 000 personnes à Paris selon la police. Malgré la similitude des chiffres donnés par la police, les effectifs clairsemés des partisans du projet de loi tranchent avec la marée humaine du 17 novembre. La préfecture de police semble avoir choisi son camp, comme les média qui ne relèvent pas les pancartes outrancières présentes dans le cortège des partisans du projet de loi.

Impuissants à empêcher une foule de Français à descendre pacifiquement dans la rue pour exprimer leur désaccord, les partisans du projet de loi, y compris des membres du gouvernement, du parlement et d’associations LGBT, dénoncent un climat de haine et d’homophobie. Et peu importe si les faits leur donnent tort : pas un seul incident, pas une seule vitrine brisée, pas un seul slogan « homophobe ».

Les dérapages sont du côté des partisans de la loi. Pierre Bergé, qui ne cache pas financer les associations LGBT, illustre ce décalage en déclarant lors de la manifestation du 16 décembre « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? ».

Les propos de Pierre Bergé illustrent à leur manière un aspect à prendre en compte pour comprendre le processus de vote de la loi : le clientélisme qui lie le pouvoir socialiste et ceux qui l’ont soutenu pendant la campagne.

Janvier 2013

Le 13 janvier, ce sont trois cortèges de plusieurs centaines de milliers de personnes qui battent le pavé à Paris à l’appel de La Manif Pour Tous. La police donnera le chiffre de 340 000 personnes, à une heure où tous les manifestants n’avaient pas encore rejoint le cortège. Les organisateurs estiment que le nombre de manifestants était plus proche de 1 million.

Au lendemain de cette manifestation, Najat Vallaud-Belkacem déclare « Nous prenons acte de cette manifestation (…). Je suis très respectueuse de ce droit fondamental qu’est le droit de manifester ». On peut donc prendre acte sans tirer de conséquences.

Le 21 janvier, François Hollande accepte de recevoir les organisateurs de La Manif Pour Tous, en précisant que rien ne changera sur le fond du texte. Cet entretien est à l’image des débats évités, tronqués, truqués, le président et le gouvernement n’ont jamais eu l’intention de laisser les Français s’exprimer sur le sujet. Les média sont sur la même ligne : lorsqu’un débat est organisé, il y a systématiquement un rapport minimum de 1 à 3 entre opposants et partisans de la loi.

Ce mépris, ces accusations mensongères de haine et d’intolérance, le refus de voir la réalité… cette attitude va profondément heurter des centaines de milliers de Français qui découvrent que la démocratie est désormais au service d’une minorité.

Le 27 janvier, une manifestation en soutien au projet de loi réunit 125 000 personnes selon la police. Les slogans rivalisent de provocations et d’allusions sexuelles : les medias applaudissent.

Février 2013

La mobilisation ne faiblit pas : le 2 février, des manifestations sont organisées localement dans des dizaines de villes en France, malgré le froid.

Pour tenter d’ouvrir le débat qu’on leur refuse, La Manif Pour Tous décide début février de réunir les 500 000 signatures nécessaires à la saisine du Conseil Economique, Social et Environnemental. En 3 semaines, elle parvient à réunir 750 000 signatures. Le 26 février, après avoir demandé à Matignon des instructions sur l’attitude à suivre, le président du CESE Jean-Paul Delevoye déclare la pétition irrecevable.

Mars 2013

Une nouvelle manifestation géante est organisée à Paris le 24 mars. 300 000 personnes selon la police (1,4 millions selon les organisateurs) restent debout toute la journée sur un axe La Défense – Charles de Gaulle-Etoile et sur les avenues adjacentes (avenue Foch notamment).

La police (mal préparée ?) envoie du gaz lacrymogène sur une foule pacifique et laisse finalement la foule s’engager sur les Champs Elysées (qui avaient été interdits auparavant).

Le 28 mars, pour protester contre ce projet de loi, contre le déni de démocratie et les violences policières, des milliers de personnes se réunissent devant France Télévision où François Hollande vient prononcer un discours. Les effectifs de police sont disproportionnés : des centaines de cars de CRS et de gendarmes mobiles face à des manifestants, encore une fois, inoffensifs.

Les média s’interrogent sur une radicalisation du mouvement. Pourquoi ne s’étonnent-ils pas qu’elle n’ait pas déjà eu lieu compte tenu de l’attitude de mépris du gouvernement ? Face au déni de démocratie et à la mainmise d’une minorité sur les institutions de la république, la tentation de la violence est réelle et se traduit par la naissance du Printemps Français. La Manif Pour Tous prend dès lors ses distances avec les personnes ayant choisi de suivre le Printemps Français.

Avril 2013

Le texte adopté en février à l’Assemblée Nationale passe au Sénat.

Le débat au Sénat se révèle encore plus idéologique qu’à l’Assemblée. Le 4 avril, Esther Benbassa, sénatrice de Paris, dénonce l’idéologie que représente le modèle familial traditionnel. Le 8 avril, Laurence Rossignol, sénatrice PS affirme sur le plateau de « Ce soir ou jamais » que « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’Etat ».

Dans une lettre envoyée à La Manif Pour Tous, Jean-Pierre Michel, rapporteur du projet de loi au Sénat, affirme « Je ne vois pas l’utilité de vous recevoir […] Vous représentez la pire des homophobies ». Cette lettre résume à elle seule des mois de combat politique entre un peuple désireux de se faire entendre, comme le prévoit le jeu de la démocratie, et un pouvoir politique enfermé entre son idéologie et son refus de laisser s’exprimer des opinions contraires.

Les manifestations continuent de plus belle à Paris : le 4 et le 12 avril devant le Sénat, le 9 avril devant le Carrousel du Louvre… Et à Lyon le 14 avril, à Argenteuil le 16 avril.

Le projet de loi sera finalement voté par le Sénat le 12 avril de manière précipitée, par un vote à main levée. Le vote, à l’image des débats au Sénat, aura été bâclé.

Coup de théâtre, initialement annoncé pour la fin du mois de mai, voilà que le président de l’assemblée nationale annonce un nouveau calendrier : le vote définitif du texte est désormais programmé le 23 avril.

Du 16 au 21 avril, ce sont des manifestations quotidiennes qui réunissent chaque soir près de 10 000 personnes à Paris aux abords de l’Assemblée Nationale. A l’issue de ces manifestations, des provocateurs essaient de discréditer le mouvement (voir ici et ici).

Pour contrer ces provocations et ces appels à la violence se crée le mouvement des Veilleurs.

Ils se réunissent à l’issue de chaque manifestation sur la pelouse des Invalides où ils s’assoient en silence, ou bien en chantant l’espérance. Dans un pays qui n’a plus la capacité de réfléchir par lui-même, les Veilleurs entendent réfléchir et s’interroger sur les questions fondamentales qu’impliquent le vivre ensemble.

Considérés comme des casseurs, les Veilleurs sont arrêtés brutalement par la police. Ils se laissent emmener sans broncher dans le bus qui les conduit en garde à vue.

En ce mois d’avril 2013, chaque soir après les manifestations, le même spectacle se reproduit : des personnes de tous âges, pacifiques et silencieux, sont emmenés par la police pour des motifs politiques.

Une dernière manifestation de grande ampleur réunit le 21 avril plus de 45 000 personnes selon la police (270 000 selon les organisateurs).

Le soir du 21 avril, un nouveau mouvement apparaît, conduit par des mères de famille : les Mères Veilleuses. Elles ont décidé de veiller, jour et nuit, de villes en villes, pour la filiation humaine. La présence de ces femmes ceintes d’une écharpe blanche interpelle les passants qui s’arrêtent pour discuter et essayer de comprendre leurs motivations.

La loi est votée définitivement le 23 avril 2013. Pas une fois le gouvernement ou les parlementaires de la majorité n’auront accordé le moindre crédit aux centaines de milliers de Français qui ont manifesté pacifiquement pour s’opposer au vote de cette loi.

Mai 2013

Les réunions des Veilleurs s’étendent dans toute la France et se poursuivent, malgré le vote de la loi, à un rythme hebdomadaire. Comme en avril, elles se terminent presque systématiquement par des arrestations sans motif.

Une dernière manifestation géante est organisée à Paris. Malgré le vote de la loi, ils sont encore 150 000 à faire le déplacement d’après la police (plus d’un million d’après les organisateurs). Un dernier « baroud » d’après Libération. Combien de syndicats aimeraient eux aussi faire des « barouds » de 150 000 manifestants (selon la police) ?

Le jour de la manifestation du 26 mai, Jean Bourdeau, assistant parlementaire du sénateur Jean-Pierre Michel, appelle à « tirer des coups de canon » sur la Manif Pour Tous: personne ne s’émeut. Au contraire, M. Michel viendra à son secours en qualifiant « d’humour » ce qui reste un appel au meurtre.

Dans le même temps tout acte homophobe réel (cf. ici et ) ou imaginaire est attribué d’office et sans preuve à La Manif Pour Tous.

De même, l’amateurisme de la préfecture de police pour encadrer certains événements réputés explosifs contraste avec l’appareil répressif démesuré mis en place pour chaque manifestation pacifique de LMPT.

Aux innombrables arrestations et contrôles d’identité arbitraires de manifestants pacifiques font écho les poursuites minimales des « hooligans d’en face » les plus violents.

Cet inquiétant parti pris à l’encontre de La Manif Pour Tous révèle un « deux poids deux mesures » qui au fil des mois, devient plus lourd à supporter. Le point d’orgue sera atteint en juin avec la condamnation d’un jeune homme proche de La Manif Pour Tous à de la prison ferme.

Pourtant, malgré ces abus politiques et policiers, malgré le vote de la loi, la mobilisation se poursuit.

On peut s’interroger sur un mouvement d’une telle ampleur qui garde autant de souffle pendant 9 mois, et alors que le projet de loi a été adopté. D’une part, la manière dont les manifestants ont été traités par le gouvernement a probablement exacerbé la mobilisation. D’autre part, les manifestants redoutent la suite législative (PMA, GPA, etc.) et demandent désormais l’abrogation d’une loi dont l’adoption n’a manifestement pas respecté les règles élémentaires de la démocratie.

Juin 2013

En province et à Paris, les Veilleurs poursuivent leurs rassemblements pacifiques non déclarés dans des endroits symboliques : aux Invalides, devant l’Hôtel de Ville, place Vendôme, au Louvre, au Trocadéro… Parfois le commissaire ordonne des arrestations, parfois ils les laissent repartir libres.

Des groupes de jeunes se retrouvent par ailleurs pour des actions spontanées : pique nique pour tous, cache-cache pour tous…

Le 19 juin, un jeune homme, Nicolas, arrêté à plusieurs reprises, est jugé et condamné par un tribunal à deux mois de prison ferme. Il est transféré immédiatement à la prison de Fleury Mérogis. Condamné à de la prison pour avoir exprimé une opinion politique ! La France n’avait pas connu cela depuis plusieurs décennies.

En réaction, des dizaines de personnes décident, à l’image du standing man de la place Taksim à Istanbul, de protester silencieusement devant le ministère de la justice.

Ils sont des dizaines à se tenir debout, espacés de quelques mètres, silencieusement, pour dire leur indignation devant le traitement juridictionnel réservé à Nicolas. S’inscrivant dans l’esprit de la manif pour tous et des veilleurs, ils choisissent de s’appeler les « veilleurs debout ».

Le gouvernement répond de la même manière que pour les Veilleurs : brutalement, évacuant la place à plusieurs reprises, sans succès puisqu’à chaque fois les Veilleurs Debout reprennent leur place, jour et nuit.

Ils sont de tous âges, de toutes conditions, de toutes origines. Ils se relaient pour être présent 24h sur 24, face au ministère de la Justice. D’autres initiatives similaires se multiplient à Paris (devant le palais de justice, devant l’Elysée, devant Matignon…), en province (à Lyon, Nantes…) et à l’étranger (en Italie notamment).

Juillet 2013

Les veillées assises se poursuivent mais à Paris elles s’arrêtent mi-juillet. Une « Grande Marche des Veilleurs » s’organise pour la deuxième quinzaine d’août.

Les Veilleurs Debout continuent leur manifestation statique et silencieuse. Le 9 juillet, le jeune Nicolas est libéré. Un certain nombre de Veilleurs Debout abandonnent leur action. D’autres la poursuivent, toujours pour dénoncer le traitement réservé à La Manif Pour Tous et montrer que la mobilisation ne faiblit pas malgré la période estivale.

Août 2013

Les Veilleurs décident d’organiser à partir du 10 août une grande marche entre Rochefort et Nantes.

Ils partent de Rochefort le 10 août et marchent pendant 18 jours jusqu’à Nantes. Ils organisent une veillée dans chaque ville étape où ils rencontrent la population locale, et celle des vacanciers.

Ils souhaitent initialement aller à Notre Dame des Landes : le combat qui est mené par certains « deep ecologists » rejoint le leur : un combat pour l’écologie humaine où hommes et femmes ne sont pas considérés comme des objets de commerce. Mais cette rencontre ne pourra se faire : autour de Notre Dame des Landes gravitent également des activistes qui partagent la même vision de l’Homme que le gouvernement actuel.

En arrivant dans la périphérie de Nantes, les Veilleurs sont violemment pris à partie par des militants LGBT. La violence ne les empêche pas de poursuivre leur route et leurs veillées.

La Marche se termine par deux étapes en banlieue parisienne : Sartrouville et Bondy, puis par une grande veillée à Paris le 31 août.

Certains Veilleurs Debout annoncent qu’ils changent de nom pour devenir Sentinelles. L’esprit reste le même, fidèle aux principes de La Manif Pour Tous, aconfessionnel et non-partisan : les Sentinelles combattent la loi Taubira et défendent la famille. Ce changement répond d’abord à un souci de visibilité internationale puisque des sentinelles existent désormais en Italie et en Espagne.

Septembre-Novembre 2013

Les Veillées reprennent à Paris et se poursuivent dans un certain nombre de villes de province, à un rythme variable : hebdomadaire pour les uns, mensuel ou bi-mensuel pour d’autres.

Les Veilleurs Debout ou Sentinelles restent fidèles à leurs postes.

A Paris, les Veilleurs décident de monter un chœur. Outre les témoignages et les textes, ce sont donc des airs d’opéra qui résonnent désormais également lors des veillées. Le principe n’a pas changé depuis le mois d’avril : pacifisme, culture et transgression.

Après 9 mois d’existence, ils réunissent toujours autant de monde. La préfecture de police mobilise quant à elle toujours autant de CRS et de gendarmes mobiles pour « protéger les institutions républicaines » de ce grand danger.

Décembre 2013

Après quelques mois où la scène est occupée par les Veilleurs, Veilleurs Debout et Sentinelles, la Manif Pour Tous reprend le flambeau. Les sujets sont nombreux : outre l’abrogation de la loi Taubira, l’idéologie du genre est imposées par le gouvernement dans les écoles, la PMA pointe son nez, la GPA également, la famille est attaquée par des mesures fiscales…

Le 15 décembre, une manifestation est organisée à Versailles. Elle réunit 30 000 personnes selon les organisateurs.

Une grande partie des Français, écœurés par des mois de combat politique sans succès, sont prêts à retourner dans la rue.

Février 2014

C’est la rentrée 2014 pour La Manif Pour Tous. Détrompant tous les pronostics sur la participation et les risques de débordement, ils sont encore plus de 100 000 personnes à battre le pavé parisien dimanche 2 février.

Encore une fois, les manifestants défilent dans le calme entre l’Ecole Militaire et Denfert Rochereau. Une zone de silence a été instaurée sur l’esplanade des Invalides.

A l’issue de la manifestation, quelques dizaines d’individus tentent d’aller à l’affrontement. Ils sont contenus et dispersés par un service d’ordre LMPT qui a su démontrer son professionnalisme.

Les centaines de CRS et gendarmes mobiles mobilisés se seront quant à eux, encore une fois, déplacés pour rien.

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